Une femme sur dix est licenciée après son congé maternité

Une femme sur dix est licenciée après son congé maternité

A l’heure où l’égalité hommes femmes ne cessent d’être défendue et combattue, certaines injustices restent présentes. La grossesse peut parfois être source de conflits, de mécontentement pour l’employeur. Cette situation, ne concernant que les femmes, reste un réel problème en Suisse.

La grossesse : une période déjà discriminante

Lors de l’annonce de la grossesse, les employeurs peuvent déjà exercer une pression sur les futures mamans. Ils peuvent les pousser à démissionner dès le début de la grossesse. Pour quelles raisons ? Ils leur expliquent tout simplement que le travail qu’ils ont à leur offrir ne leur convient pas. Certaines femmes choisissent donc de démissionner avant même d’accoucher, ce qui les empêche de bénéficier pleinement du congé maternité et de la protection contre le licenciement auxquels elles ont droit. L’employeur ne peut pas résilier un contrat durant une grossesse, ni dans les seize semaines après l’accouchement. C’est pourquoi exercer une pression sur les futures mamans est le seul biais possible pour se séparer d’elles. La période de grossesse au travail peut alors être très mal vécue par les femmes.

 

Licenciement d’une jeune maman à Genève en 2018

En 2018, une jeune mère a été licenciée au retour de son congé maternité. Ce licenciement a été jugé discriminatoire et abusif selon le conseil des prud’hommes. L’employeur a été condamné à verser 10 000 francs à son ancienne employée. Selon la loi fédérale sur l’égalité hommes femmes “il est interdit de discriminer les travailleurs à raison du sexe, soit directement, soit indirectement, notamment en se fondant sur leur état civil ou leur situation familiale ou, s’agissant de femmes, leur grossesse” (article 3).

Au total : 10% de jeunes mères sont licenciées en Suisse

Le cas cité au-dessus n’est pas unique. En Suisse, une femme sur dix est licenciée après avoir accouché. Retourner travailler après son congé maternité peut sembler compliqué pour les femmes. Depuis quelques années, les licenciements pendant ou après le congé des jeunes mères n’ont fait qu’augmenter. Le porte-parole du syndicat Syna, Dieter Egli, explique que “les employeurs pensent souvent que les nouvelles mamans causent des problèmes” et que “cette discrimination augmente avec la pression générale qui frappe le monde du travail”. Un licenciement de ce type est discriminatoire, il n’est pas possible de l’annuler mais il peut être contesté.

Ce qu’il faut savoir en tant que jeune mère

Les femmes enceintes et les mères ont des droits spécifiques. Elles sont protégées contre le licenciement durant la grossesse et jusqu’à 16 semaines après l’accouchement. Il est possible de taire sa grossesse pour éviter de subir une pression, mais l’employeur doit toujours considérer la santé de la mère et celle de l’enfant. Le contrat de travail ne peut pas être résilié sous prétexte que la future mère n’est plus en mesure d’accomplir l’intégralité de ses tâches. Si le travail est effectué de nuit, un consentement est requis, sinon l’employeur est tenu de trouver une autre solution (un travail équivalent de 6h à 20h) ou un versement de 80% du salaire avec une dispense de travail. De même, si le travail s’effectue debout, les pauses doivent être plus fréquentes. Toutes ces informations sont à retrouver sur les sites des syndicats.

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1 Comment

  1. Bonjour,

    Moi j’ai eu un master et la même année un bébé en 2015.
    Ensuite j’ai pu trouver un travail où j’ai exercé durant 2 ans avec des CDD à chaque fois.
    Mon dernier contrat s’est terminé quand j’étais de nouveau enceinte de 8 mois et depuis 11 mois que j’ai accouché, je n’ai toujours pas pu retrouver de travail !
    Je souhaiterai faire un brevet fédéral en finances comptabilité et recherche un lieu pour la pratique, même bénévolement, mais jusqu’ici c’est sans succès !

    Merci de bien vouloir s’il vous plaît me contacter s’il y’a une opportunité pour moi.
    Mes enfants sont en crèche à 100% et le temps passe si vite!

    Merci d’avance et bien cordialement.
    Plinesse Hirschmüller

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