Ma vie de courgette

Ma vie de courgette

La vie n’est pas toujours rose pour tous. Elle peut accabler par différents maux et est encore plus difficile à accepter dans l’enfance. Ma vie de courgette est l’un des rares films ayant réussi à toucher la sensibilité de plus d’un. Il met en avant dans un style à la fois humoristique et plein d’émotions, ce que peut être la vie d’un enfant en manque de protection et d’affection parentale. Claude BARRAS a su mettre les petits plats dans les grands en vous faisant vivre en l’espace d’une heure environ ce que peut être la vie des enfants abandonnés par leurs parents.

 

Ma vie de courgette : de quoi s’agit-il ?

Ma vie de courgette est l’histoire d’un jeune garçon du nom de Courgette à qui la vie n’a pas fait de faveur. De son vrai nom Icare, sa vie semble assez monotone et vide de joie de vivre. Son père ayant décidé de faire le tour du monde avec une poule, il vit alors avec sa mère alcoolique. Cette dernière ne lui procure pas l’amour et l’affection dont a besoin un enfant de l’âge de 9 ans. De plus, elle ne manque pas d’être violente et agressive avec Courgette. Comme si le sort s’acharnait contre lui, il fut également séparé de sa mère suite à sa mort de façon tragique. Une seule solution n’était alors possible à ce stade : le départ pour un foyer destiné aux enfants abandonnés. Ce sera alors une nouvelle famille que Courgette découvrira. Sa nouvelle vie ne sera pas faite que de tristesse. Avec les nouvelles rencontres qu’il fera, il apprendra à cultiver l’espoir d’un lendemain meilleur. L’amour, l’amitié, la joie de vivre, la famille sont les nouveaux mots qu’il découvrira au foyer pour enfants. C’est donc avec Simon, Ahmed, Jujube, Alice et Béatrice que Courgette forgera sa famille, sans oublier Camille de qui il tombe amoureux.

 

Ma vie de courgette : que propose Claude BARRAS ?

Claude BARRAS, réalisateur du long métrage « Ma vie de courgette », met en avant les blessures de l’enfance. Cependant, il ne présente pas cette réalité de façon crue. Avec un mélange d’émotions et d’humour, Claude BARRAS a su présenter d’une manière on ne peut plus banale, un sujet qui pourtant est loin de l’être et qui fait objet d’actualité dans les familles. Il présente Courgette comme un jeune garçon aux cheveux bleus, qui ne manque pas de transmettre ses émotions tout au long du film avec son regard perdu. Ses émotions et son ressenti permettent de toucher du doigt, les réalités de la vie d’un enfant abandonné. Pour visualiser ce film, il est fortement recommandé que les parents accompagnent leurs enfants.

Les personnages du film ne sont d’autres que des figurines en mousse de latex et qui sont présentées dans un style esthétique qui plait aux adolescents. Ce film qui est a priori dédié aux enfants de plus de 6 ans, propose des dialogues, des questionnements et un vocabulaire à hauteur des enfants. En plus d’être une œuvre lumineuse et pleine de poésie, ce film de Claude BARRAS fait basculer entre les rires et les pleurs. C’est à juste titre qu’il est réservé pour des enfants de 9 ans qui à cet âge, sont aptes à suivre des scènes plus ou moins émotionnelles. Il met surtout en avant la notion de famille qui est aujourd’hui fondamentale. Il la présente sous un angle positif en ce sens où Courgette au-delà des expériences passées, va chercher ses marques et se rendre à l’évidence de la possibilité de croire encore en la notion de famille et d’amour sous toutes ses formes.

Quel lien entre ‘’Ma vie de courgette’’ et la vie de famille ?

« Ma vie de courgette » transmet des messages forts qui sont destinés aux familles. On y trouvera les thèmes comme :

  • L’abandon ;
  • La misère sociale ;
  • La protection ;
  • Le foyer d’accueil ;
  • L’amour parental ;
  • L’alcool ;
  • L’agressivité.

S’il existe un mot rassemblant tous ces thèmes, c’est bien la famille. En premier lieu, ce récit tel que présenté apporte un certain réconfort à l’enfant qui se sent seul au monde et abandonné. La représentation d’un foyer d’accueil pour le moins agréable à vivre ne servira qu’à rassurer l’enfant.  Quels que soient ses défauts ou sa misère sociale, il se mettra à l’idée qu’il ne peut être abandonné et qu’il existe toujours une fin heureuse pour les situations désagréables de la vie. D’un autre côté, les foyers d’accueil sont le plus souvent représentés dans les films, avec une directive plutôt désagréable et méchante. Claude BARRAS tente de soustraire cette perception du foyer d’accueil en le présentant sous un autre angle. On y voit bien les liens qui s’établissent entre les jeunes et leurs éducateurs. On peut même y noter un sentiment de compassion.

Le lien fort entre le policier et Courgette n’est aussi qu’une évidence que Claude BARRAS tente de montrer à l’enfant qu’il ne sera jamais seul. D’un autre côté, les parents sont également interpelés dans ce film, puisque l’avenir radieux d’un enfant ne dépend que de leurs responsabilités. La dépendance à l’alcool de la mère de Courgette, l’agressivité dont elle fait preuve, sont des séquences qui attireront l’attention des parents sur les conséquences que peuvent avoir de tels agissements sur la vie de leurs enfants. Ils pourront ainsi comprendre qu’un enfant est fragile et qu’il a besoin d’amour et d’affection pour se forger et avoir confiance en lui. Ce qui est nécessaire à une meilleure insertion sociale.

L’amour parental est en effet important dans la vie d’un enfant. Ce n’est que ce que réclament ces enfants abandonnés au foyer d’accueil. L’attitude de la tante de Camille est un exemple qui pourrait inciter les parents concernés à se remettre en question.

Ma vie de Courgette est un film assez brillant et intéressant, qui par des artifices orignaux a su toucher du monde, notamment la famille. Par ses séquences à la fois pleines d’humour et d’émotion, Claude BARRAS s’érige en donneur de leçon et en défenseur des droits des enfants.

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