Les députées Fribourgeoises désirent des congés à la carte pour les élèves

Les députées Fribourgeoises désirent des congés à la carte pour les élèves

Deux députées Fribourgeoises formulent une demande : que les parents puissent bénéficier de quatre demi-journées de congés par an pour s’occuper de leurs enfants, sans aucune justification, pendant l’année scolaire. Ces demi-journées seraient prises quand les parents le souhaiteraient, à la seule condition de prévenir établissement scolaire trois jours avant. Des restrictions sont tout de même prévues : période de rentrée scolaire, d’examens ou d’activités spécifiques. Dans les cinq prochains mois, le Conseil d’Etat devra statuer au sujet de cette proposition.

Adieu les fausses maladies

Les deux élues en questions sont Eliane Aebischer, Directrice d’école de Düdingen (Guin), socialiste et la libérale-radicale de Kerzers (Chiètres), Susanne Schwander. Les deux députées déclarent qu’il reviendra à chaque parent de choisir les événements importants pour l’élève et sa famille.
Elles précisent également, qu’avec la réglementation actuelle, les établissements scolaires croulent sous les justifications d’absences, dont il est difficile de déterminer le bien-fondé. Elles dénoncent aussi un système sournois où enseignants et personnel administratif reconnaissent sans peine l’existence de malades imaginaires. Elles mettent en avant, enfin, les difficultés d’organisation que rencontrent les parents qui travaillent à des horaires irréguliers, notamment dans les secteurs de la restauration, du tourisme et de la santé.

Pratique suisse

Cette proposition s’inspire de ce qui se pratique déjà dans les cantons alémaniques, à savoir, un à trois jours de congés par an. En Suisse romande, le Jura est le seul à bénéficier de cette mesure depuis 2010, à raison de deux demi-journées annuelles.
Les départements de l’instruction des autres cantons romans, qui avaient été interrogés à ce sujet en 2015, se déclaraient résolument contre. Le porte-parole du DIP, à Genève, Pierre-Antoine Preti, arguait que l’école n’est, en aucun cas, facultative. Des amendes sont d’ailleurs prévues, dans tous les cantons, pour les parents qui gardent leurs enfants à la maison sans motif valable.

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