Gifle à un enfant, une prof condamnée

Condamnation exemplaire pour une gifle !

La condamnation récente d’une enseignante suisse pour une gifle confirme la volonté de prôner la non-violence à l’école. Ainsi en 2019, les châtiments corporels ne trouvent plus leur place dans les écoles suisses. Le comportement exemplaire de la famille du mineur – à l’origine de la plainte dans cette affaire – démontre la volonté d’une approche pédagogique intelligente et raisonnée par les enseignants.

Focus sur l’affaire de la gifle à l’origine de la décision

Une enseignante vaudoise (dans une école de la Broye) exerçait depuis plus de 20 ans lorsqu’elle a eu un geste violent et inexpliqué envers un jeune élève de sa classe. En effet, alors même que les enfants rentraient en classe, un petit garçon a bousculé un de ses camarades. Par la suite le garçonnet a doublé la file pour se précipiter à sa place. L’enseignante qui observait la scène a soudainement perdu son sang froid et elle a giflé violemment l’enfant. Si heureusement, le garçonnet n’a pas eu de séquelle de cette action, nul doute qu’il n’a pas compris l’origine de ce geste. Il a rapporté immédiatement ce geste à ces parents le soir en rentrant. Ainsi, sa famille a décidé de porter plainte contre l’institutrice afin de protéger ses futurs élèves de mouvements de violences inexpliqués et inadaptés. Si l’institutrice s’est ensuite excusée, les parents du garçonnet estime que ce type de comportement n’a pas sa place dans l’éducation des enfants.

Décision de justice et poids de la condamnation

Dans cette affaire, le tribunal en charge a souhaité prononcer une condamnation de 300 francs pour voie de fait. En outre cette condamnation s’accompagne du règlement des frais de justice de 675 francs. Pour Julien Schekter, responsable de la communication du Département de la formation cette décision demeure importante car c’est une des premières en la matière. En effet, le tribunal instruit rarement des plaintes de parents contre des gestes de violence des instituteurs. Il faut donc se féliciter de cette condamnation qui démontre que la Justice est attachée aux valeurs pacifiques de l’éducation dispensée dans les écoles. Ainsi, le juge estime que l’institutrice devait avant tout expliquer au garçonnet que ce type de comportement était inadapté. Pour Julien Schekter le rôle de l’école est de participer à la construction mentale des adultes de demain. Ainsi, un enfant frappé publiquement ne peut pas comprendre son mauvais comportement ni y remédier. Pire, la violence envers un enfant pourra perturber son développement et créé par la suite des pathologies psychologiques diverses

Face à cette décision, la famille du garçonnet a souhaité rappeler qu’ils ne se félicitent pas du fait qu’à l’origine il avait mal agi. Ils se félicitent du fait que le tribunal rappelle que la violence n’a pas sa place dans l’éducation des enfants. Bien entendu les parents ont par la suite rappelé à leur fils de ne jamais pousser un camarade car cela pourrait avoir des conséquences dangereuses. Nul doute que cette décision est donc bénéficiaire pour le corps enseignant comme pour les parents d’élèves.

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