Combien coûte un enfant en Suisse ?

Le coût d’un enfant en Suisse et les facteurs qui l’influencent

Les parents le savent, la venue d’un enfant coûte assez cher et change les habitudes en matière de finance. Entre les dépenses à la naissance, les frais de scolarité et de garde, et les différents cours selon les passions et projets des parents pour leur enfant, la facture est généralement très salée. Seulement, c’est une situation inévitable, d’autant plus qu’en Suisse, un foyer sur deux vit avec des enfants à charge. Selon une étude réalisée par l’OFS, le coût direct d’un enfant, selon la situation familiale de ses parents, se situe entre 800 et 1500 francs suisse.

A la base de cette variation, de nombreux facteurs au nombre desquels :

  • Le nombre d’enfants dans une fratrie : il existe des familles monoparentales et la pauvreté affecte beaucoup plus les grandes familles.
  • L’âge des enfants : en comparaison à des enfants plus jeunes, un ado de 16 à 20 ans en Suisse coûte 50% plus cher à ses parents. Pour une famille suisse ayant un enfant étudiant, vivant en famille ou à l’extérieur, les charges seront encore beaucoup plus importantes.
  • Le lieu de résidence de la famille : l’entretien d’un enfant est naturellement plus onéreux en ville qu’en campagne. Dans les villes comme Genève, Lausanne, Bâle ou Berne, il faut compter une majoration de budget plus importante que dans des villes comme Aigle, Sion ou Morat.
  • Le nombre de sources de revenus dans la famille : dans une famille où la femme apporte des revenus en plus de ceux de l’homme, il est naturellement plus facile d’envisager l’entretien des enfants, que dans une famille monoparentale ou dans une famille avec une source de revenus unique.

A ces facteurs, il faut ajouter les revenus liés aux enfants eux-mêmes, dont les allocations familiales, l’assurance maternité, le revenu de l’activité professionnelle, le coût de l’accueil extra-familial, les allègements fiscaux, les pensions alimentaires versées ou reçues, etc.

 

 

Le coût mensuel d’un enfant selon le nombre d’enfants

Un rapport de l’Office Fédéral de la Statistique publié en 2014 faisait état de ce que le coût mensuel direct d’un enfant était de :

  • 878 francs pour un couple avec un enfant,
  • 745 francs par enfant pour un couple de deux enfants,
  • 575 francs par enfant pour un couple de trois enfants,
  • 1100 francs pour un couple monoparental avec un seul enfant.

Selon ce rapport, les coûts n’affectent que peu la finance de la famille suisse pour le deuxième et le troisième enfant, comparé au premier. En règle générale on compte une marge de :

  • +15% pour le premier enfant,
  • +25% pour le deuxième,
  • +35% pour le troisième.

Qu’en est-il des allocations familiales en Suisse ?

La Loi sur les allocations familiales (LAFam) détermine en Suisse les règles en matière l’allocation familiale. Elle impose à tous les cantons le paiement d’allocations familiales, lesquelles sont à minima composées :

  • d’une allocation par enfant, qui est de 200 francs le mois, de la naissance aux 16 ans de l’enfant ;
  • d’une allocation de formation de 250 francs par mois minimum par enfant.

Les allocations sont également versées aux personnes sans activité lucrative, qui sont assurées à l’AVS. Le bénéfice de cette allocation peut être reconsidéré si le revenu imposable du ménage est supérieur à 42300 francs suisse par an. L’un des parents, ou l’enfant s’il est majeur, peut initier la procédure de bénéfice d’allocation et faire recours si elle échoue.

Il faut compter en outre les allocations fédérales de maternité, APG (allocations de perte de gain). L’assurance maternité obligatoire est restée longtemps sans application dans la nation helvétique. Cela était dû à un défaut d’accord entre la classe politique suisse. Mais un compromis a été trouvé désormais. Il permet de mobiliser les APG qui assuraient les militaires pendant leur service. Il est utilisé depuis juillet 2005 pour assurer le congé de maternité. Ainsi, l’APG donne droit aux travailleuses suisses pendant 14 semaines à 80% du salaire, avec un maximum de 196 francs par jour. Pour en bénéficier il faut :

  • Avoir été assuré à l’AVS pendant les 9 mois avant l’accouchement. En cas de grossesse avant terme, des modalités de calcul spécifiques sont appliquées.
  • Avoir travaillé pendant 5 mois au moins pendant la période post-accouchement.
  • Que l’enfant soit né viable, soit après 23 semaines de grossesse.

Les semaines peuvent être comptées dès le retour de l’enfant à la maison, s’il avait été hospitalisé. La demande doit se faire rapidement cependant.

L’imposition du couple et de la famille en Suisse

Le message relatif à la modification de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct a été adopté le 21 mars 2018. Selon le projet de ce message, la pénalisation des couples mariés dans le cadre de l’impôt fédéral direct devrait être arrêtée. Cependant, en avril 2019, le tribunal fédéral a annulé le vote populaire du 28 février 2016 portant sur « Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage ». Le motif de cette annulation ? La violation de la liberté de vote et du principe de la transparence. C’est le 21 juin 2019 que le Conseil fédéral a décidé d’annuler la validation des résultats de la votation populaire du 18 février 2016 sur l’initiative populaire « Pour le couple et la famille – Non à la pénalisation du mariage », sur la base d’une version écrite de l’arrêt d’annulation.

En savoir plus  :

 

2 Trackbacks / Pingbacks

  1. 10 % des ados n'ont pas de formation professionnelle ni de certificat de maturité - Avantages Familles
  2. Garderie : plus possible si maman ou papa ne travaille pas - Avantages Familles

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


*

code